CIELS ACRYLIQUES

 

CIELS ACRYLIQUES

 

 Voici, parmi mes toiles, les" ciels acryliques ". Toutes de toile pure : du lin de Madrid finement imbibé d’un enduit transparent,une étendue de fils écrus, elles portent les espaces et les corps que l’unité du fusain et d’une gamme tricolore noire, blanche et bleu ciel presque-à-peine rouge suggère. Le lin, nous nous en souvenons, fut souvent la matière des suaires : il sait garder les rêves imprimés au fond des yeux, les images persistantes nageant dans les vertiges et la nuée des flaques.  

 

L'échappée/acrylique sur lin de Madrid/format 140x140.

/ L'échappée /

 

Là-bas, au plus-lointain, plus haut, une barque à la voile, emporte trois marins tournés vers une étoile.

 

 

La fin du grand maître. Acrylique sur lin de Madrid. Format 160 x 80 . Août 2011.

/ La fin du grand maitre /

 

Noir, blanc, bleu, vole au plus haut du ciel, aigle, empereur, grand maître.

Immense d’ailes au vent déployées comme planètes en éclipse, toise le soleil,

touche le lointain aux astres vagabonds, un regard sur la nuit tout de même de jour,

comme à deux têtes.

 

Du bas des précipices, au plus profond des gorges éblouies du long ciel qui plane tout en haut,

plonge à l’abîme, redresse-toi soudain, envergure emportée à la chanson des vents !

Tournoiement  immobile, feuillage émerveillé, t’aurais-je tant rêvé d’un iris d’acide,

au regard percutant.

 

Tout haut, si haut, si haut du ciel jamais  je n’aurais cru te voir de si près,

les ailes affalées, les pupilles crevées, immolé d’eaux saumâtres et de sables collants,

lourd, lourd et là.

Immédiatement là, ci-git de plomb ton corps, exactement immonde, exposé à l’étal,

dénudé de semblant.

 

Là, tu n’es plus un aigle, empereur, grand maître, tu gis en charognard,

 innommable vautour déguisé comme un paon, cocotte rondouillarde empanachée de plumes.

Avachi de cadavres,  étouffé, atrophié, enivré de mensonges

Je te vois mort et cru.

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Rigide et froide ton âme brûle entre  deux feux marins. Dans le miroir des sables une dernière image

exhorte ton parjure, imprime ta paupière d’une photographie éblouie de hantise.

Tes ouïes comme des trous, aigus et vénéneux,  s’ouvrent aux  sifflements des ballets courtisans

envieux de charogne.

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Un cavalier diaphane presque mélancolique, ici entre deux mondes, te regarde affalé.

 Il porte la lumière avec en double sens, l’enfer et le chemin, t’abandonne et te pique.

Là-bas, au plus-lointain, plus haut _ vas-y regarde _ une barque à la voile, emporte trois marins

tournés vers une étoile.

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Orientale

 / L'Orientale /

Peut-être encore, ici, serait sa place 

ESPINOGRAPHIQUES

 

Sur la route, l'oeil en flaque/Acrylique sur lin de Madrid/firmat 60x75/oct 2012.

/ Sur la route, l'oeil en flaque /

D'un oiseau écrasé dans la flaque d'un trottoir, comme un ange abattu en plein rêves.

 

 

Isis/détail/Sur la route, l'oeil en flaque/Acrylique sur lin de Madrid/Format 60x75/oct 2012.jpg

/ Isis // Sur la route, l'oeil en flaque- détail /

 

 

chats-vache-chavacha-va-durer-toujours/détail/Sur la route, l'oeil en flaque/Acrylique sur lin de Madrid/Format 60x75/oct 2012.jpg.jpg

Chats-vaches-chats // Sur la route, l'oeil en flaque- détail /

 

 

Le troisième oeil/Détail/Sur la route, l'oeil en flaque/Acrylique sur lin de Madrid/Format 60x75/oct 2012.jpg

le troisième oeil // Sur la route, l'oeil en flaque- détail /

 

 

Annonc1 3

/ Prélude à une annonciation /

 Je dédie ce tableau à la mémoire d'Hélène Curutchet. Elle avait publiée une photo d'un alpiniste à l'assaut d'une falaise.On le voyait d'en haut, un casque sur la tête, comme un oeuf entre la lumière et l'ombre...  La promesse de la vie à l'interface des mondes...

 

 

Annonc6 les yeux en cascade 1

/ Les yeux en cascade / / Prélude à une annonciation - détail /

 

 

I phone 2nov 058

/ Chien / / Prélude à une annonciation - détail /

Je ne sais toujours pas comment il est arrivé.

 

 

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/ Le souffleur /

   Ceux qui ont tenté de marcher sur le pont d'Aquitaine savent comme il vibre de rumeurs mécaniques et de vents.   parfois, souvent, au matin même , il s'éblouit de brumes.

 

 

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/ Les promoteurs -détail /

 

 

Miroir d eau

/  Miroir d'eau /

 Certains en font des métaphores.

 

 

Miroir d eau

/ Cavalier / / Miroir d'eau - détail /

 

 

Img 0620

/  Moonwalk /

 Il y a au fond un petit homme nu, bleu, en casquette qui ne danse pas.

 

 

Img 616

 / Planeur / / Moonwalk- détail /

 

 

Port de la lune 1 copie 1

/  Port de la Lune /

A Bordeaux, l'eau grège s'attarde de bleu.  Du ciel coule  un chant d'argile.

 

Port de la lune detail le reveur copie 1

/ rêveur / / Port de la Lune - détail /

 

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